| Il y a cent cinquante ans, une subdivision de sapeurs-pompiers à Rosay Article paru dans Rosay Infos 2020 |
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Napoléon III souhaite encourager les créations de subdivision de sapeurs-pompiers dans les communes. Dans cet esprit, le 28 septembre 1863, le maire, M Milliard informe son conseil que le préfet a adressé par courrier une offre de 250F pour l’achat d’une pompe à incendie. Le conseil examine cette proposition qui inévitablement engendrera des frais complémentaires. Le 17 septembre 1864, Saint-Martin Médéric et Moisant Eugène Frédéric sont nommés lieutenant et sous-lieutenant par Napoléon III. Aux élections de 1865, le comte de Valon emporte la mairie. Sa position de conseiller général le pousse à marquer les esprits au village. C’est une compagnie de pompiers qu’il lui faut. Il faut pour cela passer le cap des cinquante hommes, au prix de quelles pressions sur les hommes ? Saint Martin, capitaine ; Moisant, lieutenant ; Crespin, sous-lieutenant d’une compagnie de 54 hommes et d’une fanfare de 18 musiciens. Monsieur le comte fête l’évènement en son château. |
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Le journal « Le Vexin » relate l'évènement le 15 octobre 1865. « Dimanche dernier, une jolie fête, organisée par M le comte de Valon dans son beau parc de Rosay, avait attiré la population des localités voisines. Il s’agissait de la réception de la nouvelle compagnie de pompiers créée par MM. Bertrand et René de Valon, lieutenants honoraires. M Janvier, préfet de l’Eure était venu lui-même remettre le brevet de capitaine à M. Saint-Martin, et de lieutenant à M. Crépin. Après la messe, un banquet de cent couverts offert par M. de Valon a parfaitement disposé les convives à jouir d’un bal dont Mme la comtesse de Valon a fait les honneurs avec beaucoup d’affabilité. Les danses se sont succédées jusqu’au matin sans interruption, avec un entrain que M le préfet de l’Eure prenait plaisir à stimuler par ses encouragements. Le parc illuminé par des milliers de verres de couleurs, offrait les attraits d’une ravissante promenade, et les loteries, boutiques et jeux de toute espèce, installés sur la pelouse, augmentaient encore l’animation de la fête ». Les enfants Bertrand et René sont alors âgés de 14 et 12ans ! Du régime impérial à la royauté, il n’y a qu’un pas allègrement franchi par monsieur le Comte. |
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| Les corps municipaux sont entretenus et soldés par les communes de manières aléatoires suivant la richesse ou non de la commune: indemnités, exonérations de taxes ou exemption de tâches. A Rosay, à la fin de chaque période d’engagement se répète le peu de volontaires prêts à se réengager mais on réussit toujours à renouveler la subdivision malgré un règlement de plus en plus contraignant : ajout de l’article11 en 1870 «Nettoyage de la pompe. Tout sapeur-pompier qui n’aura pas acquitté le service au moment qu’il en aura eu l’ordre sera passible d’une amende de 1F». En 1878, on durcit encore : « Tout sapeur s’engage à faire partie pour 5 années consécutives. Celui qui quittera la compagnie avant que ses cinq années soient expirées sera tenu et s’engage à payer au caissier de la compagnie, savoir : sapeurs et caporaux : 5F sous-officiers :7,50F officiers :10F ». En 1899, M.Milliard Ernest propriétaire de la ferme la Campagne donne une somme de 100F portée au budget des pompiers mais à répartir entre les sapeurs pompiers, soit un peu moins de 2,50Fpour chacun des 42 hommes ! Pour mémoire, l’amende pour s’être présenté à un incendie sans son casque est de 2F. En 1903, le conseil considérant qu’il y a lieu d’entretenir la pompe à incendie en parfait état décide que cet entretien aura lieu 3 fois par an, les 15 mars, 15 juin et 15 octobre. La personne qui s’engage devra fournir huile, graisse et tout le nécessaire, devra avertir le maire si une réparation se fait sentir. La pompe devra être mouillée chaque fois. Lors de la réorganisation de 1890, Thoué et Caron Cyrille sont membres de la commission chargée de prononcer l’admission des volontaires qui devront composer la subdivision. La décision de composition appartient toujours au maire mais sous approbation du préfet. Le préfet approuve le 28 novembre 1890. | |
Dans les années 1870-1880, le conseil municipal étudie des projets de mare pour alimenter la pompe à incendie : mare dite « Tessier » pour 523F et mare dite «Lefèvre» pour 1053F. Une acquisition de terrain est adoptée le 17 juin 1880 au centre du village. Mais en novembre 1881, le conseil propose de prendre une somme de 864F attribuée au titre de ces subventions pour creuser une ou plusieurs mares et de l’affecter à la réorganisation de la compagnie des sapeurs pompiers. Les démarches pour trouver des emplacements convenables aux mares sont restées infructueuses. Le comte de Valon, qui a perdu son mandat en 1880, refuse la présente délibération car la somme avait été attribuée pour creuser des mares. |
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En février 1885, l’adjoint au maire et l’instituteur M Campigny procèdent à un inventaire des objets d’usage de pompiers et de musique : 30 ceintures de sapeurs et 2 d’officiers, 43 casques, 38 képis de sapeurs, 2 d’officiers, 6 de sous-officiers, une pompe aspirante-foulante, 6 tréteaux, 4 longs tuyaux, 2 gros aspirants, une échelle de pompe avec ses cordes, 60 seaux. En 1870, une lettre du préfet accordait 200F pour l’organisation de l’équipement des sapeurs-pompiers. On peut penser que la disparition de la comtesse en 1904 et la guerre 14 auront eu raison de cette subdivision. On ne trouve pas trace dans les archives de compte-rendu d’activités ou de bilan de trésorerie, pas d’article de presse relatant une intervention. Les sapeurs pompiers sont présents à la retraite aux flambeaux de la Fête Nationale. La dernière trace de présence apparait le 27 février 1910 : un tuyau aspirant étant en mauvais état, il faut prévoir 100F. Quoi qu’il en soit, la commune aura maintenu bon an mal an durant une cinquantaine d’années une subdivision enregistrée par la préfecture et répertoriée dans l’annuaire du département |
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| Histoire chronologique de la subdivision |
18 août 1860 : Mr Milliard est élu maire |
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17 septembre 1864 : Napoléon III nomme au grade de lieutenant Saint-Martin Médéric et à celui de sous-lieutenant Moisant Eugène Frédéric |
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1865 : Le comte Léon de Valon, conseiller général, est élu à son premier mandat de maire. Moisant Eugène est élu adjoint. 11 septembre 1865 : courrier au sous-préfet et candidatures pour les nouveaux grades demandés par suite d’augmentation de l’effectif (50hommes). En effet, au-delà de 50hommes, une subdivision devient compagnie encadrée par un capitaine. Et on se bouscule pour les postes ! Capitaine : Saint Martin Ernest, Corroyer Alexandre, Viel Scipion Lieutenant : Moisant Eugène, Dupont Xavier, Letondeur Florentin fils Sous-lieutenant : Crespin Lucien, Maillard Théodule, Moisant Désiré |
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25 septembre 1865 : nominations par Napoléon III Saint Martin Ernest, capitaine Moisant Eugène, lieutenant Crespin Lucien, sous-lieutenant |
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| 1868 : l’annuaire de l’Eure confirme ces nominations: Capitaine St Martin, Lieutenant Moisant, sous-lieutenant Crespin La compagnie compte 54hommes et une fanfare de 18 musiciens apparait notée, pour la première fois . |
| 1870 : l’annuaire du département consigne St Martin, capitaine, 59hommes et une fanfare de 20 musiciens. On est alors au point culminant pour les deux formations. La guerre de 1870 se profile. Mars 1870 : Le comte Léon de Valon est réélu maire. 1er mai 1870: Lecture au conseil d’une lettre du préfet qui accorde 200F pour l’organisation de l’équipement des sapeurs-pompiers 12 juin 1870 : signature des sapeurs volontaires sur le fascicule du règlement et ajout de l’article11 sur une nouvelle page du règlement. « article11 : nettoyage de la pompe. Tout sapeur-pompier qui n’aura pas acquitté le service au moment qu’il en aura eu l’ordre sera passible d’une amende de 1F » Les signataires s’engagent pour 5 ans 24 mai 1871 : participation des compagnies de sapeurs-pompiers de l’Eure à la lutte contre les incendies de Paris durant la Commune de Paris en 1871. (Ouvrage d' Henri Pellaton 1873) Le soulèvement des révolutionnaires parisiens débute le 18 mars 1871. La troupe écrasera durement la révolte durant la « semaine sanglante ». Après chaque recul, les insurgés incendieront les immeubles. Le ministre de l’intérieur fait appel aux volontaires des départements voisins. L’Eure enverra 561 volontaires de 36 corps dont Fleury/Andelle, Les Andelys, Ecouis, Lyons, Etrepagny, Saint Nicolas de Pont Saint Pierre dans l’arrondissement. Les subdivisions ne seront pas sollicitées. Henri Pellaton, en 1873, dans son ouvrage « Les sapeurs-pompiers et les volontaires de l’Eure aux incendies de Paris » détaille la participation de toutes les compagnies. Lyons la Forêt envoie 12 hommes : le capitaine Boissel, le lieutenant Ledanseur, le sous-lieutenant De Reinach, le fourrier Hélie, le sergent Dumont, les sapeurs Bru et Caron et cinq volontaires Goupil, Lefan, Letailleur, Lévêque et Roger. Ils arrivent à Asnières le 26 au soir puis, par le train, à la gare de Saint Lazare. Ils rejoignent la place de la Bastille aux pieds d’une barricade rue Saint Antoine et assistent aux combats sans intervenir. Au soir, ils regagnent le poste du Louvre pour se reposer. Le 29, avec la compagnie de Bolbec, ils sont chargés de protéger ce qui reste des bâtiments des Tuileries, de rechercher dans les caves et les cours les insurgés qu’on disait cachés. Il n’y aura pas de blessés, pas d’incendie à combattre mais seulement apporter de l’aide aux militaires. Le 30, tout le monde avait rejoint ses foyers. Le lieutenant Ledanseur et le sergent Hélie reçurent une médaille d’honneur tant pour leur action dans ces journées que pour leurs trente années à la compagnie de Lyons. Mars 1874 : Le comte Léon de Valon est élu maire. Mars 1876 : Le comte Léon de Valon est élu maire. Henri Hubert est élu adjoint 12 mai 1878 : signature des sapeurs volontaires sur le fascicule du règlement et ajout de l’article12 « Art12 : l’engagement des sapeurs-pompiers Tout sapeur s’engage à faire partie pour 5 années consécutives. Celui qui quittera la compagnie avant que ses cinq années soient expirées sera tenu et s’engage à payer au caissier de la compagnie, savoir : Sapeurs et caporaux : 5F sous-officiers :7,50F officiers :10F » La compagnie s’engage à continuer pendant cinq années. 23 janvier 1881 : Election du maire. Lucien Crespin est élu maire avec 7 voix contre 3 au comte de Valon. 16 avril 1881 : Le conseil municipal, considérant qu’une subdivision de sapeurs-pompiers est utile et indispensable à la commune, s’engage à organiser et subvenir aux besoins de cette subdivision. Il faut procéder au réengagement pour 5 ans des volontaires. 28 mai 1881 : Le conseil municipal s’est réuni à 7heures du matin à la mairie. Mr le président de la commission expose à l’assemblée que la commission chargée de prononcer l’admission des volontaires qui désirent faire partie du corps des sapeurs-pompiers de la commune a donné jusqu’à ce jour 42 volontaires. En vertu de la loi cet effectif permet d’obtenir 2 officiers, un lieutenant et un sous-lieutenant. En conséquence, il propose de demander à monsieur le Préfet de vouloir bien par un nouvel arrêté augmenter l’effectif de la subdivision au chiffre minimum de 42 hommes et fixer les cadres avec 2 officiers. Le conseil adopte la proposition de monsieur le maire et s’engage à pourvoir aux dépenses les plus urgentes du corps des sapeurs pompiers modifié. Sur le registre du conseil sont inscrits les noms des 42 volontaires. Entre 1871 et 1880 : Le conseil municipal étudie des projets de mare pour alimenter la pompe à incendie : mare dite « Tessier » pour 523F et mare dite «Lefevre» pour 1053F. Une acquisition de terrain est adoptée le 17 juin 1880 au centre du village. Les plans qui ont été établis ne permettent pas de les situer sur la commune. 27 novembre 1881 : Une somme de 864F disponible au titre de subventions pour creuser une ou plusieurs mares n’est en réalité que le reste d’une subvention accordée pour l’organisation de la compagnie des sapeurs-pompiers. Cette compagnie réorganisée a nécessité des dépenses urgentes. Le conseil propose de prendre sur ce crédit pour payer les frais de réorganisation. Considérant que cette somme restée pour le service des pompes à incendie avait été destinée à creuser une ou plusieurs mares pour fournir l’alimentation des pompes. Les démarches pour trouver des emplacements convenables pour trouver l’emplacement des mares sont restées infructueuses. Le maire propose que cet argent soit utilisé à la réorganisation de la compagnie sur le chapitre additionnel de 1881 Le comte de Valon refuse la présente délibération car la somme avait été attribuée pour creuser des mares nécessaires à alimenter les pompes en cas d’incendie. 11 Juin 1882 : Lucien Crespin ayant démissionné, Charles Crespin est élu maire 27 novembre 1882 : Les travaux et fournitures pour la réorganisation de 1881 consistant en plaques pour casques, képis etc. s’élèvent à plus de 300F 25 février 1883 : réunion du conseil municipal: 52F de dépenses sur 81-82 pour la réorganisation des pompiers ; acquisition d’un clairon, réparation à un instrument de la commune, réparations aux casques des musiciens Il y a aussi une réparation des casques des pompiers sur un budget additionnel |
| 18 Mai 1884 : Après trois années sans ce mandat, Léon de Valon redevient maire. Henri Hubert est élu adjoint. La dissolution de la subdivision des sapeurs-pompiers est prononcée. 4 juin 1884 : La subdivision des sapeurs pompiers s’étant dissoute d’elle-même à la suite de l’élection du conseil municipal, le maire expose qu’une compagnie serait utile tant pour entretenir la pompe que la faire manœuvrer en cas d’incendie. Il demande la réorganisation pour cinq ans. Une commission est crée pour constituer la liste des engagés 10 août 1884 : Les choses ne sont pas simples. Les personnes de la subdivision créée par le préfet le 11 mai 1881 ont refusé tout service de pompe et rendus les effets mobiliers que la commune avait mis à leur disposition le 1er juin dernier. On demande la dissolution de la subdivision autorisée en 1881 pour pouvoir en créer une autre. 21 octobre 1884 : par décret du président de la république la subdivision est dissoute. On demande une réorganisation pour 5 ans et création d’une commission pour recruter les nouveaux membres. Cyrille Caron et Elie Moisant sont nommés membres de la commission chargée de prononcer les admissions des volontaires composant la subdivision de sapeurs-pompiers. |
Mai 1888 : Après le décès de son père, le vicomte René de Valon est élu maire. |
23 septembre 1890 : Réorganisation des pompiers en mairie: « M le président (de la compagnie) fait connaitre que les hommes de la compagnie des sapeurs-pompiers de cette commune ont accompli leur période quinquennale et que beaucoup ne sont pas disposés à prendre un nouvel engagement ». Il y a peu de volontaires. Cependant un corps de sapeurs-pompiers est nécessaire tant pour l'entretien de la pompe que pour son fonctionnement en cas d'incendie. Thoué et Caron Cyrille sont nommés membres de la commission chargée de prononcer l’admission des membres volontaires qui devront composer la subdivision. Approuvé par le préfet le 28 novembre 1890. |
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28 novembre 1890 : courrier du préfet concernant l’organisation de la compagnie Art1 : nommés membres de la commission chargée de l’admission des volontaires Crespin Lucien- Daniel Pascal- Decharencey Paul |
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12 décembre 1890: extrait du registre des pompiers - liste des engagés 20 décembre 1890 : Maillard Léon est nommé sous-lieutenant 1892 : Léon Demouchy est élu maire. Il prend la mairie au vicomte René de Valon et porsuivra ses mandats durant 30ans. 14 juillet 1892: Célébration de la fête nationale. Retraite aux flambeaux par les sapeurs pompiers et les musiciens à 9 heures du soir. Dimanche 14 au matin jeux pour les garçons et les demoiselles. A une heure distribution de prix aux élèves des 2 écoles. Le conseil ouvre une souscription pour les dépenses. Dépenses prévues: 100F |
| 6 avril 1897: Le conseil municipal juge nécessaire la réorganisation d'une subdivision de sapeurs pompiers. Les équipements en casques, képis, .. seront fournis aux frais de la commune. |
11 avril 1897 : Le conseil municipal décide de la réorganisation d'une subdivision des sapeurs pompiers. Accord du préfet le 19 juin 1897 |
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2 juillet 1897: Nomination de Léon Parravez, lieutenant et Brière Alexandre, sous-lieutenant nommés par le président de la République (Félix Faure) sur proposition du ministre de l’intérieur. |
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15 juin 1903 : l’assemblée considérant qu’il y a lieu d’entretenir la pompe à incendie en parfait état décide que cet entretien aura lieu 3 fois par an, les 15 mars, 15 juin, 15 octobre. La personne qui s’engage devra fournir huile, graisse et tout le nécessaire. Il devra avertir le maire si une réparation se fait sentir. La pompe devra âtre mouillée chaque fois. 9 avril 1904. Mme de VALON s’éteint. |
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14 juillet 1905 : fête nationale La retraite partira de la mairie puis l’école, remontera la grande rue jusqu’au Bout du Haut puis reviendra par le chemin du Fol Accard. Il sera acheté pour 6F de mirlitons. 1907 : annuaire du département de l'Eure: Parravez lieutenant - 31hommes une pompe La fin de la subdision des sapeurs-pompiers de Rosay |
| Les listes des volontaires en 1865, 1870, 1878, 1881, 1884, 1890, 1897, 1900 |
| 14 mai 1865: St Martin, lieutenant E Moisant, sous lieutenant Corroyer, sergent-major Il n'y a pas de liste des engagés mais seulement leurs signatures au bas du règlement |
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| 12 juin 1870 : pas de liste mais 48signatures à la suite de l'ajout de l'article11 au règlement |
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| 12 mai 1878 : toujours pas de liste mais 48signatures à la suite de l'ajout de l'article12 au règlement |
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| 28 mai 1881: 41volontaires souscrivent un engagement quinquennal sur le registre du conseil municipal | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 28 novembre 1890 : listing établi par la préfecture à Evreux. 31hommes souscrivent un engagement quinquénal |
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| 23 mai 1897: liste des réinscriptions établie par la mairie et validée par la préfecture | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 2 avril 1900: liste dressée par la mairie | |||||||||||||||||||||||||||
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| Les inventaires - garde nationale et sapeurs-pompiers - les subsides | |
Les inventaires |
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Les inventaires réalisés entre 1880 et 1900 sont incomplets, pas toujours datés. |
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| Lors de la guerre de 1870, l'état réquisitionne les équipements de pompiers. En 1872, le maire de Villez sous Bailleul (entre Gaillon et Vernon) reconnit avoir reçu un équipement de la préfecture. Ce récipissé est une indication sur l'équipement d'un pompier à cette époque, en particulier sur le fait qu'il puisse être armé. A Rosay, le maire renvoi en préfecture un courrier indiquant l'absence d'équipement prêté. On sait que lors de l'invasion prussienne en 1870, le matériel de musique avait été mis en sécurité au château. On pet penser qu'il en a été de même pour l'équipement des pompiers. |
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23 février 1885 : inventaire des objets d’usage de pompiers et de musique par l’adjoint au maire et l’instituteur M Campigny Ceintures de sapeurs 30 et d’officiers 2 ; Casques 43 ; képis sapeurs 38 ; officiers 2 ; sous officiers 6 Instruments de musique : 3 clairons, 3 caisses, 1 tarole, 1 grosse caisse et ses accessoires, 6 instruments de cuivre (basse, bugle,..) |
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![]() Casque modèle 1885 « sapeurs pompiers de Rosay » A droite, on remarque l'encoche pour placer le plumet rouge lors des parades |
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![]() Casque d'officier "ROSAY" |
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Inventaire non daté peut-être établi en 1890 Matériel de pompe : une pompe aspirante-foulante 6tréteaux 4longs tuyaux 2gros aspirants Une échelle de pompe avec ses cordes 60seaux 2paniers 2jets 2extincteurs et 2seaux pompiers Dans la mairie et les placards se trouvent déposés: 20casques nouveaux; 36casques anciens; 40képis anciens; 18képis nouveaux 1équipement de cantinière en mauvais état 28 ceintures de pompier; 9filigornes 4bourgerons 6parisiennes 2 cravates, galons, 2boutons; caisses tambour avec une série de baguettes 1 paquet de convocation de pompiers 4 médailles de pompiers – concours 2 palmes de concours et 4diplômes vis à agrès 20 haltères appartenant à l’école des garçons Anciens sacs de pompiers dans le grenier de la maison d’école Hormis deux casques, des seaux, on ne conserve pas de trace des diplômes ou palmes de concours. |
![]() Gambu Charles Alphonse né à Rosay le 25 septembre 1876 pompier volontaire à Charleval au début des années 1900 |
Inventaire probablement établi en 1897 après la réorganisation de la subdivision ![]() |
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| Garde nationale et sapeurs-pompiers | |
L’armement des sapeurs-pompiers de même que la dénomination des chefs sont empruntés à l’organisation militaire. Cela résulte de la coexistence entre les sapeurs-pompiers municipaux et les sapeurs-pompiers gardes nationaux. La garde nationale est fondée en 1789 lors de la Révolution et placée sous l'autorité des communes en 1790. Ses recrues assurent également les fonctions de sapeurs-pompiers dans les villes. Le rôle ambigu de la garde durant la révolution de 1830 conduit Charles X à la dissoudre puis la reconduire en 1831, associée à la constitution de corps communaux de sapeurs-pompiers. Les corps municipaux sont entretenus et soldés par les communes de manières aléatoires suivant la richesse ou non de la commune: indemnités, exonérations de taxes ou exemption de tâches. En incorporant la Garde, les sapeurs renonçaient à l'indemnité que quelques-uns auraient pu toucher sous le régime de la municipalité. En revanche, il leur était donné de bénéficier d'avantages, comme de prétendre, en cas de blessures, à des pensions ou à des secours. La décision de composition appartenait toujours au maire mais sous approbation du préfet. La nomination des officiers demeurait un droit de l'Etat. Cette phrase du Chapitre1er du règlement des sapeurs-pompiers de Rosay laisse à la responsabilité de chacun le soin de choisir. Et jusqu’à l’entre deux-guerres, les sapeurs-pompiers conserveront la possibilité d’être armés. En refusant de rendre ses armes, la garde nationale à Paris entre en révolte avec l’autorité en place. La répression s’achève par la « semaine sanglante » du 21 au 28 mai qui marque la fin de la Commune. La garde nationale est dissoute par la loi du 25 août 1871, La réorganisation des corps de sapeurs-pompiers n'interviendra qu'en 1875. |
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Quels moyens de subsistance pour la subdivision de Rosay ? Sur la commune de Rosay, on ne trouve pas de document indiquant des engagements personnels dans la garde nationale ; pas de trace non plus sur les modalités d’indemnisation des sapeurs-pompiers qui était du ressort de la commune. Quand on examine le montant des amendes en cas de non respect du règlement, on ne peut imaginer qu’il y ait eu des compensations, discrètes certainement de la part de la commune qui avançait sans cesse sa pauvreté auprès de la sous-préfecture. Alors s’engager pour uniquement risquer des amendes ? Etre armé d’un fusil n’imposait pas de s’engager dans la Garde Nationale, alors quelques uns pouvaient trouver là une compensation personnelle. |
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| Le règlement des sapeurs-pompiers de Rosay | |
| 14 mai 1865: Le règlement originel est approuvé et signé par le maire M Milliard. Ce règlement sera complété par un article 11 en juin 1870 puis en mai 1878 par l'article 12. Tout aussi strict et rigoureux que celui de la fanfare, ce règlement porte certainement la griffe de madame la comtesse de Valon. |
Règlement Chapitre premier |
Article1er Pourra être admis à faire partie du corps des sapeurs-pompiers tous citoyens qui jouissent de ses droits civils et politiques prendra et exécutera l’engagement soit en grande tenues soit en petite tenue selon l’uniforme de la compagnie. Cet uniforme est ainsi fixé : |
Chapitre 2ème du service |
Article1er : le service de la manœuvre de la pompe sera réglé par l’officier commandant mais à moins d’ordre contraire la manœuvre de la pompe aura lieu pour la compagnie le second dimanche de chacun des mois de mars, avril , mai , juin et juillet octobre à quatre heures précises de l’après-midi Article 4 : le rappel ou alarme seront toujours et à toute heure un ordre pour les sapeurs-pompiers de se réunir sur le champ au magasin des pompes qui sera toujours à moins d’ordre contraire le point de réunion. Article5 : les sapeurs pompiers seront tenus de se conformer pour les exercices et les manœuvres aux prescriptions du manuel dont il leur sera donné connaissance et aux ordres et aux commandements de leurs chefs. |
Chapitre 3ème de l’inspection et de la conservation du matériel |
Article1 : les officiers de la compagnie visiteront le magasin chacun deux fois au moins dans l’année hors des jours de revue ou d’exercice. |
Chapitre 4ème |
Article 1er : dès qu’un sapeur-pompier aura connaissance d’un incendie, il se rendra de suite au magasin des pompes. Article 5 : toutes les fois qu’il y aura un incendie si faible qu’il soit et qu’un ou plusieurs sapeurs pompiers y auront porté des secours en l’absence de l’officier commandant, il lui en sera fait un rapport par le plus élevé en grade ou par le plus âgé des sapeurs présents |
Chapitre 5ème |
Article1 : le manquement au service et les contraventions au présent règlement seront punis par des amendes qui chacun des membres de la compagnie consent volontairement à acquitter comme moyen de bonne administration et de parfaite discipline |
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12 juin 1870 ajout de l’article11 au règlement et signature des sapeurs volontaires |
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12 mai 1878 : ajout de l’article12 au règlement et signature des sapeurs volontaires du 12 mai 1878 La compagnie de sapeurs-pompiers s’engage d’honneur à continuer pendant cinq années aux conditions prescrites ci-devant » suivent toutes signatures dont en premier Moisant lieutenant |
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