Site à visiter | ![]() |
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"Le Père 100" pour la classe 1903 Deuxième, debout à droite avec une main sur la hanche: Gustave PARIS |
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La caserne de Vernon en 1910 : "Courage à la classe 1909" Lucien DEMOUCHY, au second rang à droite avec le képi |
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La caserne de Vernon en septembre 1910 Lucien DEMOUCHY est accroupi à droite |
Désiré Maximilien DUPONT service effectué dans les dragons en 1910 |
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"Les militaires se préparaient depuis longtemps à un conflit éventuel lorsque la guerre éclata en 1914. Les français comme les allemands étaient convaincus que la guerre, présumée brève, serait l'application de plans déjà élaborés. Des deux cotés on envisageait une guerre offensive." Les Collections de l'Histoire, décembre 2003 |
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Les brancardiers, infirmiers et médecins durant la guerre Pour chasser le cafard, les brancardiers organisaient de jeux, des concours et publiaient le nom des vainqueurs. Ils remplaçaient à la corvée les hommes fatigués, portaient leurs fusils, leurs sacs. Les poilus disaient qu’ils étaient épatants et leur confiance leur était acquise. Ils donnaient aussi des «cours» aux illettrés, devenaient leur «secrétaire» pour les lettres à Persuadés que le conflit serait rapide, les états-majors n’avaient pas anticipé les besoins en brancardiers. La guerre de position et ses ravages changent tout. Pour combler le manque de brancardiers, il fut crée le mai 1915 un centre d’Instruction des brancardiers infirmiers. |
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Désiré DUPONT, infirmier durant la guerre Désiré Maximin Dupont (1888-1964) ci-contre, possède une solide formation générale lorsqu'il rejoint l'armée: collège catholique à Ecouis puis séminaire à Evreux. |
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![]() Eté 1916, secteur des Eparges Forêt d’Amblonville (Meuse) Poste de secours de l’échelon du 43e régiment d'artillerie de campagne. de g. à dr. Deschamps, Jean, Neyreneuf, le chien Négro et Dupont Maximilin assis à droite. |
Fleury-devant-Douaumont (Meuse) Service médical du 3e groupe et poste de secours, avril 1916. Second en partant de la droite, Dupont Maximilin. A gauche, Med. Aux. Neyreneuf et avant-dernier à droite, Dupont |
| Edmond
MOISANT Né à Rosay en 1880, Edmond Moisant effectue son service militaire de 1902 à 1904 à Vernon dans la 3e section d'infirmiers. Il possède avant la guerre une exploitation forestière de bois en grumes au village. Marié, il a deux jeunes enfants de 3 et 4 ans à la déclaration de la guerre. Mobilisé le 1août 1914, il est affecté à l'hopital Ste Maxence, honoré comme brancardier en 1915. Caporal au 43e R.I en février 1918, il participe à la bataille de la Somme du 30 mars au 4 mai 1918. Sa division contribue à briser la ruée allemande sur l'Aisne en mai et juin puis à repousser l'ennemi. Gazé à l'ypérite le 19 juillet 1918, il pense durant trois jours avoir perdu la vue. Il repart au front le 28 du mois. Comme beaucoup de ses compagnons, il conservera les séquelles de ses blessures durant sa vie entière. Edmond Moisant est démobilisé en février 1919. CITATION A L'ORDRE du Régiment N°766 du 18 février 1919 Le Lt Colonel Carrot commandant le 43e R.I, cite à l'ordre du Régiment: Moisant Edmond, caporal. MOTIF DE LA CITATION Excellent caporal-mitrailleur.- a manifesté au cours des nombreux combats auxquels il a pris part la plus belle vaillance et le plus beau sang-froid. |
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![]() Citation à l'Ordre de la Division, le 14 octobre 1915 "Depuis le début de la Campagne a monté un zèle inlassable et une complèter abnégation accomplissant avec un courage tranquille une besogne parfois très périlleuse et toujours extrêmement pénible" |
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![]() Intoxication par Ypérite le 19 juillet 1918 |
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![]() Noel Pierre, infirmier et membre de la famille Picard |
![]() Picard Bernard, infirmier tenant la perfusion |
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Noël Arthur, membre de la famille Picard Mutilé des deux jambes en 1917, |
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Les Collections de l'Histoire, décembre 2003, abordent le sort des blessés sur le champ de bataille "La différence entre les deux conflits (la guerre de 70) est plus nette encore dans le cas des blessés : les batailles de la guerre franco-prussienne laissaient place, le soir venu, au ramassage des survivants. En 1914-1918, à de rares exceptions près comme aux Dardanelles en 1915 ou dans certains secteurs de la Somme le 1er juillet 1916, les blessés, on l'a dit, agonisaient pendant des heures entre les lignes ; il fut généralement admis que l'on pouvait tirer sur les sauveteurs." |
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![]() Lucien DEMOUCHY "Bons souvenirs, le 12 juillet 1915" Hussard au début de la guerre, il est affecté dans l'artillerie lourde à son décès en 1918 |
Arsène JOUANNE |
| Arsène JOUANNE a combattu en Argonne, au chemin des Dames, dans
la Somme. En 1919, après l'occupation en Allemagne, il est démobilisé et revient au village avec un chien de guerre allemand, Mira, qu'il gardera près de lui 15 ans. Ses souvenirs, il les réservait à son grand ami Charles Robert et sa fille Sylvia, encore petite, écoutait. Une anecdote l'a particulièrement marquée. Son père est avec un groupe de soldats qui bat retraite. Alors qu'il mène son cheval sur un pont, Arsène tombe à l'eau. Il restera là quelques heures, avec peu d'espoir pour un soldat isolé. Le groupe épuisé par les combats poursuit sa route et s'arrête au soir à l'orée d'un bois. Le cheval d'Arsène s'échappe alors, retrouve son maître et le ramène à son groupe! Quelle fierté d'avoir la vie sauve grâce à son cheval! Lorsque le groupe repart au petit matin, la chance semble leur sourire. Un champ qu'ils doivent traverser est couvert de tas de fumier. Ils pourront le traverser en profitant de ces abris. Quelle ne sera pas l'horreur pour eux de découvrir qu'il s'agit en fait de soldats morts qui ont été entassés... Cette anecdote, Sylvia l'a racontée à l'une de ses petits filles avec l'espoir qu'elle serait transmises aux générations futures. |
Les Collections de l'Histoire, décembre 2003 "Dans les armées européennes composées de bon nombre d'hommes mariés et de père de famille, la protection des siens acquit une importance fondamentale. Ce désir de défendre femmes et enfants était évidemment exacerbé quand ces derniers paraissaient directement menacés par l'adversaire. Lors des grandes batailles défensives dont Verdun resta pour l'armée française le symbole, tous les combattants l'ont écrit : préserver les autres donnait un sens concret à leurs souffrances et à leurs sacrifices." |
![]() Albert FORTIER, marqué d'une croix, présente les armes sur le terrain, au début de la guerre. Albert FORTIER est le père de Jeanne BLEAS et le grand-père d'Adrien BLEAS qui possède ce cliché. Il travaille avant la guerre à la boissellerie du Roule comme outilleur. Mobilisé en 14, il traversera l'enfer de Verdun en endurant les plus grandes souffrances. Fait prisonnier, et même un moment accusé de désertion, il est libéré quelques jours plus tard lors d'une contre-attaque française. A Foch qui lui demande " tu n'as pas trahi ton pays, Fortier?", il répondra fièrement: "non, mon général" |
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Un prisonnier de guerre, Lucien Picard |
![]() Lucien Picard, prisonnier et assis à droite (photo allemande de propagande) ![]() Médailles de gauche à droite Médaille Commémorative Interalliée Croix du Combattant Insigne des blessés |
| Les Collections de l'Histoire, décembre 2003 Comme les populations des régions occupées, les prisonniers de guerre français ont tardé à bénéficier d'une reconnaissance des souffrances qu'ils avaient endurées. Outre le soupçon sur les conditions exactes de leur capture, on suspectait qu'ils n'avaient pas connu la réalité de la guerre et qu'ils avaient aidé l'ennemi par leur travail. Ce désarroi des prisonniers, nul mieux que le capitaine Charles de Gaulle, fait captif le 2 mars 1916, n'a su le décrire dans une lettre de décembre 1918: "N'avoir pu assister à cette Victoire, les armes à la main, c'est pour moi un chagrin qui ne s'éteindra qu'avec ma vie" |
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La photo d'incorporation dans la tenue de 1914 Emile LAVALLEE "Ma chère petite Victoria, regarde ton petit mari qui t'aime pour la vie." Emile est le frère d'Albert tué au front en octobre 1918 |
![]() "Le poilu LAVALLEE" Croquis réalisé en 1915 durant la guerre des tranchées par son caporal, Lanoux. Tenue bleue horizon. Ce document appartient à son petit-fils, Rémi. |
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Albert
Gaston LAVALLEE , 21 ans
né le 10 janvier 1897 à Rosay Photo d'incorporation en tenue bleu horizon Soldat au 224ème Régiment d'Infanterie Alors qu'il nettoie sa mitrailleuse, Albert est grièvement blessé par un tireur allemand isolé. Il décède à l'hopital de Rulles (Belgique) dans la soirée du 23 octobre 1918 à quelques jours de l'armistice. |
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![]() CITATION A L'ORDRE du Régiment N°55 du 18 juin 1918 Le Lt Colonel de Gouvello commandant le 28ème Régiment d'Infanterie, cite à l'ordre du Régiment Deshayes André soldat à la 6ème Cie MOTIF DE LA CITATION Jeune soldat, très dévoué ; a participé à plusieurs patrouilles ayant donné de bons renseignements. A fait preuve de beaucoup de sang-froid, notamment dans la patrouille exécutée le 27 août 1918. |
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A consulter : la page de Vincent LeCalvez et le récit de mai à août 1918 de l'aspirant Morel de la 6e compagnie, la même compagnie que celle d'André Deshayes http://vlecalvez.free.fr/Morel/aspirant_morel_1.html |
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La consultation de l'Impartial, qui paraissait 2 fois par semaine, et du registre du Conseil Municipal de Rosay permet de reconstituer en partie la vie au village durant la Grande Guerre En prévision d'une guerre qui parait inévitable, on légifère en France. La loi du 7 juillet 1913 et le décret du 2 août 1914 fixent le montant de l'allocation aux familles des mobilisés : pour chaque enfant de moins de 16 ans, on verse 1,25F par jour majoré de 0,50F Le 1er août 1914, la mobilisation générale est décrétée par Raymond Poincaré. Le conseil municipal ne tarde pas à se réunir pour examiner l'aide aux mobilisés du village. Le 15 août 1914 Le bureau de bienfaisance de la commune accorde ces allocations selon la situation des familles. Ce jour-là, cette allocation est accordée à : BEAUCLE Edmond, JOUANNE Arsène, QUEUDRAY Joseph, LECLERC Hyppolyte, DESHAYES Maxime, PAILLARD Paul, FORTIN Edmond, GRIBOUVAL Eugène, FORTIN Henri, FORTIN Auguste, ETIENNE Félix, HEQUET Emile, LUCAS François, VITCOQ Léon, PICARD Lucien, LAVALLEE Emile, BENARD Jules, ROPITAL Antime. Une quête, à l'initiative du conseil municipal, produit 413F au mois d'août. Le 13 septembre 1914 Le bureau accorde une allocation aux familles des mobilisés suivants : BEAUCLE Désiré, CELLIER Henri, DELACOUR Joseph, FORTIN Louis, HARTOUT Paul, ROBERT Charles, SELLIER Georges. Le 11 octobre 1914 Allocation accordée pour: LAVALLEE Adolphe et AUTIN arsène. Ajournement pour les demandes suivantes : BAUCHE Alphonse, DELAMARE Ernest DELAMARE Joseph, BLAINVILLE Théodule, GALHAUT Louis, TREMBLAY Léon. Le conseil estime que " les mères de famille peuvent subvenir à leurs besoins par leur travail quotidien ". Le 5 novembre 1914 Allocation accordée pour: CHEREAU hyppolyte, MARTIN Victor, FOULOGNE Paul Ajournement pour les demandes suivantes : LARCHER Louis, MARCHAND Georges Suite à la recommandation du Ministre de l'Instruction Primaire, les instituteurs du village, Mr et Mme DUFAYET adressent un courrier à la mairie : ils s'emploieront à l'achat et la confection de vêtements chauds (tricots, chandails) pour les soldats durant les séances en classe consacrées aux œuvres complémentaires. Le conseil vote une somme de 15F pour ce noble projet. Deux quêtes en octobre et novembre produisent 250F qui servent à l'achat des matières nécessaires à la confection de vêtements chauds: 16 caleçons,18 chemises, 30 plastrons, 24 chandails, tricots ou écharpes, 20 cache-nez, 25 paires de chaussettes, 2 passe-montagne. De nombreuses personnes feront don de vêtements usagés, couvertures, linges de pansement pour les blessés. |
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Cette photo de classe a été prise au début de la guerre 14 à la nouvelle école des filles. Mr et Mme DUFAYET sont nommés à Rosay en 1910. A l'initiative de Mme Dufayet, ces enfants de Rosay participeront à la confection de colis pour les soldats. Difficile d'identifier ces petites filles parmi lesquelles se trouvent certainement les enfants de Jules Bénard, disparu aux Dardanelles en 1915. |
| Le 9 décembre 1914 Allocation accordée pour: QUEVAL François, QUESNOT Gilbert, QUESNEL Maurice, FORTIN Edmond Le 24 janvier 1915 Allocation accordée pour: DEGISORS Jules, ROBERT René, QUEUDRAY Joseph, PETIT Lucien, TREMBLAY Léon Le 14 février 1915 "Journée du 75" à Rosay. La vente du petit canon a rapporté la jolie somme de 167F. On remercie les demoiselles Jeanne et Lucie Letondeur, Germaine Fortin, Claire Blondel, Lucienne Caron, Marcelle Degisors d'avoir accepté de vendre le glorieux insigne. Le 7 mars 1915 Allocation accordée pour: BLONDEL Albert, DELAMARE Joseph, BLAINVILLE Théodule. Le bureau s'efforce de ne pas oublier les plus démunis : il accorde une allocation aux veuves FORTIN et LEROY. Le 21 mars 1915 Allocation accordée pour: VAILLANT Arsène, COTTRET Charles, DAMAS Henri Le 27 mars 1915 Le préfet de l'Eure prie, par voie de presse, les personnes qui verraient ou entendraient passer des avions ou des dirigeables d'avertir le bureau de police, la mairie ou la brigade de gendarmerie. Le 3 décembre 1915 La Croix de Guerre a été décernée au sergent Léon VITCOQ " blessé assez gravement en tête d'une patrouille qu'il avait mené au contact de l'ennemi le 13 mai 1915. Avait déjà, à plusieurs reprises, fait preuve de courage et de sang-froid " Le 24 janvier 1916 "Quête pour les Prisonniers de Gisors" organisée par l'abbé Juffay produit 123F Le 2 février 1916 Un Zeppelin bombarde Paris, faisant 4 morts. Il repart en direction de Rouen en survolant notre région. Un avion le poursuit, incapable d'agir. Le 1er avril 1916 "Journée du poilu". La vente des insignes rapporte 86F. Parmi les vendeuses, Mauricienne et Elise Lavallée, Jeanne Deshayes... Le 27 mai 1916 L'Impartial signale le premier essai de labourage mécanique. Il a eu lieu à la ferme Lejeune à Lisors. Le 1er juillet 1916 "Journée serbe". La vente des insignes a produit 63F. Le mérite en revient aux gracieuses et aimables quêteuses: Mlles Marcelle Degisors, Marthe Halleur, Charlotte Petit, Renée Picard. |
Marcelle DEGISORS en compagnie de son fiancé, Lucien Parravez. Marcelle Degisors participait aux quêtes au bénéfice des soldats. Sa mère, à droite sur la photo, tenait le débit de boisson dans l'actuelle rue de la République. En face, dans un abri de la propriété de la famille Deshayes, les hommes du village se réunissaient durant la guerre pour commenter l'actualité de "la Gazette de la République" |
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Le 14 juillet 1916 Le 10 février 1917 Le 28 février 1917 Le 31 octobre 1917 Le 3 novembre 1917 |
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Passée cette date, on ne trouve plus trace dans les registres
municipaux de nouvelles réquisitions. La guerre de mouvement
est terminée, on s'enterre dans les tranchées. Une seule
réquisition est notée le 3 avril 1918, celle de la dame
de Léon GARIN, mobilisé, qui est réquisitionnée pour conduire sa voiture:
10F |
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1914 GRIBOUVAL Eugène, 26 ans DEMOUCHY Léon Lucien, 30 ans |
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Plus de 1,3 million de militaires décédés
au cours de la Grande Guerre ![]() |
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| Nom prénoms / date de naissance / lieu de naissance
AUTIN Arsène BAUCHE Alphonse BEAUCLE Désiré BEAUCLE Edmond Honoré 03-03-1884 Rosay BELLAMY Raymond Anatole 22-08-1884 Grainville BENARD Jules Henri 19-02-1885 Menesqueville BLAINVILLE Théodule BLONDEL Albert BOUCHER Henri Emile 16-05-1892 Mesnil-Lieubray BOULANGER Antime Charles 04-12-1886 Rosay CELLIER Henri CHEREAU Hyppolyte COTTRET Charles DAMAS Henri DEGISORS Jules DELACOUR Edouard Léon 20-07-1896 Rosay DELACOUR Georges Louis 16-02-1894 Rosay DELAMARE Ernest DELAMARE Joseph DELARUE Léon Engilbert 12-02-1891 Rosay DELATOUR Joseph DEMOUCHY Léon Lucien 19-12-1888 Rosay DESHAYES André Charles 18-10-1897 Rosay DESHAYES Maxime DRONY Maximilien Joseph 19-03-1880 Rosay DUBOS Justin Raymond Alfred 15-02-1896 Rosay DUPONT Désiré Maximilien 04-03-1888 La Feuillie ELIE Raphaël 19-02-1896 Rosay ETIENNE Armand Raymond Arthur 01-10-1891 Rosay ETIENNE Félix Cyrille 16-02-1880 Rosay ETIENNE Paul Henri 03-07-1886 Rosay FORTIER Albert FORTIN Albert Georges 15-01-1889 Rosay FORTIN Alfred 23-04-1883 Rosay FORTIN Auguste FORTIN Edmond Albert 29-11-1886 Rosay FORTIN Henri Emile 10-10-1896 Rosay FORTIN Henri Ernest 05-05-1880 Rosay FORTIN Louis FOULOGNE Paul GALHAUT Louis Auguste 07-02-1888 Roquemont GARIN Léon 28-06-1880 Lyons la Forêt GRANDIN Jules Amédée 12-08-1894 Touffreville GRIBOUVAL Eugène GRIBOUVAL Louis William 21-03-1880 Lyons la Forêt HARTOUT Paul |
Nom prénoms / date de naissance / lieu de naissance HEQUET Emile 01-08-1883 Tronquay JACQUEMIN Albert Georges 24-12-1882 Paris JOUANNE Arsène Charles 05-03-1883 Lyons la Forêt LARCHER Louis LAVALLEE Adolphe Agathon LAVALLEE Albert Gaston 10-01-1897 Rosay LAVALLEE Emile Honoré 24-02-1884 Léry LAVALLEE Jules Gabriel 31-12-1897 Rosay LECLERC Hyppolyte LEROY Gustave Alexandre 09-10-1897 Rosay LEROY Léon Raphaël 12-09-1885 Rosay LUCAS François MAILLARD Edmond Léon 09-07-1883 Rosay MARCHAND Georges Hilaire 22-09-1885 Rosay MARTIN Victor MOISANT Edmond Victor 18-10-1880 Rosay MOISANT René 27-04-1895 MUTEL Louis NOEL Pierre Auguste 03-12-1895 Perriers sur Andelle PAILLARD Paul PARIS Gustave Léon 13-08-1881 Rosay PARRAVEZ Eugène Léonard 06-11-1883 Rosay PARRAVEZ Lucien Joseph 29-10-1897 Rosay PETIT Lucien PICARD Bernard Martial René 15-08-1893 Rosay PICARD Lucien PICARD Roger PIMPERNEL Eugène Henri 31-07-1893 Rosay PLESSIS Alfred Eugene 30-05-1895 Perriers sur Andelle PLESSIS Arsène Edmond 18-12-1893 Perriers sur Andelle PLESSIS Henri Louis 17-05-1892 Lyons la Forêt QUESNEL Maurice QUESNOT Florentin Gilbert Joseph 07-05-1895 Perriers sur Andelle QUEUDRAY Joseph 26-04-1887 Rosay QUEVAL François ROBERT Charles Armand 04-07-1881 Rosay ROBERT René Félix 10-09-1886 Rosay ROPITAL Antime ROPITAL Camille Arthur 24-09-1888 Richeville SELLIER Georges SEVESTRE Georges Albert 29-03-1887 St Denis le Thilbout SUCHET Emile Eugène 02-09-1896 Bois l'Evèque TELLIER Albert 22-05-1884 Tronquay TREMBLAY Léon Henri 21-08-1886 Rosay VAILLANT Arsène VITCOQ Léon Oscar 16-09-1883 La Haye de Routot |
PS: Cette liste de 90 noms émane en majeure partie d'un état des mobilisés ayant 21 ans accomplis en avril 1919 et qui avaient domicile à Rosay au moment de leur mobilisation. Elle est complétée par ceux dont la situation avait été étudiée par le bureau de bienfaisance et par ceux dont la descendance peut témoigner de leur mobilisation. Il y a malheureusement des oublis involontaires et certainement des doublons. A l'époque, on prenait certaines libertés par rapport au prénom usuel. |
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PROGRAMME
D'INAUGURATION DU MONUMENT
le dimanche 27 novembre 1921 En présence du sous-préfet, du général QUILLET, du député M.JOSSE, du conseiller général René de VALON et du conseiller d'arrondissement Mr MILLARD 8 heures : salves d'artillerie 9 heures : service religieux avec le concours de la Musique de Charleval 13 heures : place de la mairie, remise du drapeau aux Anciens Combattants 13 heures 30 : place de l'église, réception des autorités. Formation du cortège pour une manifestation au cimetière. 14 heures : inauguration du monument, remise du monument à la commune par les Anciens Combattants et dépôt d'une palme. Discours 16 heures : Vin d'honneur offert par la municipalité Anciens Combattants, à la société de musique et aux invités. |
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Le général Quillet donne lecture des citations des héros de Rosay en remettant aux familles les médailles militaires décernées à titre posthume. |
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M.Prosper Josse, député, adjure les vivants de rester dignes du sacrifice de nos grands morts. |
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Léon PARRAVEZ président des anciens combattants. Il succèdera à Léon Demouchy comme maire en 1922 |
Le drapeau dans la salle du conseil à Rosay. Il est offert par les "Dames de Rosay" ce 27 novembre 1921 |
Dans son édition du 3 décembre 1921, l'Impartial relate l'émouvante inauguration du monument à Rosay. "A 14 heures, aux accents de la Marseillaise jouée par la fanfare de Charleval, monsieur Sauret, sous-préfet, venu présider la cérémonie, est reçu à l'entrée du village. D'abord un pieux pélerinage au vieux cimetière à la tombe d'un mobile mort en 1870 à l'ambulance organisée au château par Mme de Valon. Puis le cortège se forme et se dirige vers le cimetière neuf où repose un corps ramené du front, celui du fils de monsieur Demouchy: derrière la musique marchent les enfants des écoles, les familles des morts, les anciens combattants auxquels, le matin, après un service religieux avait été remis un drapeau; viennent ensuite les personnalités. Après un hommage ému à la tombe du fils de monsieur Demouchy, le cortège à travers bois, va gagner l'emplacement du Monument. Au tomber du voile, l'hymne national salue le monument, modeste et simple stèle surmontée d'une urne funéraire et ornée d'un drapeau et de la croix de guerre. M.Parravez, président de l'Association des anciens combattants de Rosay, en un discours emprunt des plus purs sentiments patriotiques, procède à la remise du monument à la municipalité. Ayant peine à maitriser son chagrin, M.Demouchy lui succède à la tribune et prononce une allocution qui amène des larmes à bien des yeux; c'est dans l'émotion générale que Mr le général Quillet donne lecture des citations des héros de Rosay." |
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Léon Demouchy |
Quelques
mois plus tard, le 30 avril 1922, le village apprend le décès brutal de
Léon DEMOUCHY, maire depuis 30 ans. Lors de ses obsèques, M.SOURI, l'un des orateurs maire de Puchay, rendra hommage au défunt en ces termes: "Léon Demouchy est un exemple vivant de ce que peut l'homme sain de corps et d'esprit pour assurer sa marche constante dans la voie du bien et de l'honneur avec le seul secours de sa droiture, de sa raison et de son énergie" |
![]() Désiré DUPONT épicier près de l'église |
![]() Léon Lucien DEMOUCHY mort au front, fils unique du maire |
![]() Edmond BEAUCLE maire de Rosay entre 40-42 et 44-47 |
![]() Georges DELACOUR maraîcher . père d'Albert Delacour |
Trois des cinq enfants de Louis DELACOUR, maraîcher près du château, partent au front: Georges, Louis et Edouard. Georges est le père d'Albert Delacour. Georges est mobilisé le 2 août 14 et reste deux ans sur le front dans un régiment de tirailleur. Son régiment est anéanti. Il embarque à Marseille pour l'Algérie puis de Bordeaux, part dans le sud du Maroc, près de la frontière mauritanienne. Les français doivent faire face à des rebellions tribales. Par ailleurs, ils craignent un débarquement allemand à Agadir. Georges aura l'honneur de servir un verre d'eau au maréchal Lyautey. Georges sera de nouveau mobilisé en 1939. Louis est blessé par un éclat d'obus au genou. Il décèdera du tétanos en 44, des suites de cette blessure. Edouard est gazé sur le front. Il revient en permission et ramène avec lui la grippe espagnole. Son frère Albert, âgé de 17 ans et sa soeur Marie-Jeanne âgée de 9 ans décèdent de la grippe. Le malheur frappait partout. |
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![]() Joseph QUEUDRAY maraîcher à Rosay |
![]() André DESHAYES charpentier à Rosay. |
charpentier à Rosay |
![]() Emile LAVALLEE |
Osénime LAVALLEE est le père
d'une famille nombreuse: 20 enfants. Il est garde forestier et occupe
le logement de fonction à la maison forestière située
au Val Amelot (cette maison existait encore dans les années 1990).
Adolphe, Albert, Emile, Jules et peut-être d'autres parmi les 11 garçons seront mobilisés. Seul Albert ne reviendra pas du front. Il meurt à quelques jours de l'Armistice. Rémy Lavallée, connu à Rosay pour ses peintures, est le petit-fils d'Emile. Il garde le souvenir, dans son enfance, des repas de famille où l'on évoquait la mémoire d'Albert et ce triste jour du départ à la guerre où il avait chanté aux siens 'ce n'est qu'un au revoir', tous persuadés plus tard qu'Albert avait un mauvais pressentiment. |
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Albert LAVALLEE mort pour la France en 1918 |
![]() Jules LAVALLEE |
![]() Adolphe Agathon LAVALLEE |
| Gustave PARIS a 33 ans lorsqu'il est
mobilisé en 1914. Il exerce la profession de maçon et pour cette raison est affecté à l'arrière dans les fonderies du Creusot. Lors d'une explosion qui fera plusieurs morts, il est sauvé par sa brouette qui, en lui retombant sur le dos, le protégera. La vie était si dure que les soldats, relevés du front et qui arrivaient là, préféraient encore retourner dans les tranchées. Gustave Paris est élu conseiller municipal en 1922. |
![]() Gustave PARIS maçon. père d'André Paris |
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![]() Arsène JOUANNE |
Arsène JOUANNE est employéde
ferme (on disait domestique en 14) aux Taisnères
où il s'occupe des chevaux. Avant la guerre, il est marié
avec deux enfants. Il racontait ses souvenirs à son ami Charles
Robert, poilu comme lui, comment son cheval lui avait sauvé la
vie durant la guerre (voir ci-dessus, l'anecdote). Le beau-frère d'Arsène, Louis Mutel sera gazé à Salonique. Il mourra dans les années 40 des suites de ce gazage. Son épouse, Aimée, est la soeur d'Arsène. Elle faisait partie des "Dames de Rosay" et figure sur le cliché de 1973. |
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| Roger PICARD est mobilisé au
premier jour de la guerre. Gravement blessé à la jambe par
un éclat d'obus, il a l'artère fémorale sectionnée.
Il est hospitalisé à Paris, où il se remet dans de
bonnes conditions. Dans les années 40, la rupture de cette artère engendrera la gangrène. Roger Picard sera amputé de la jambe. Un général se déplacera au village pour lui remettre la Légion d'Honneur. Il est le père de Guy Picard. |
![]() Roger PICARD |
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![]() Albert FORTIER |
Albert FORTIER est le père de Jeanne BLEAS. Il travaille avant la guerre à la boissellerie du Roule comme outilleur. |
![]() Lucien PICARD Prisonnier en Allemagne |
![]() François QUEVAL Le grand-père de Daniel Queval est mobilisé en 14. Blessé à la jambe, trépané, il en gardera des séquelles mentales. |
![]() Lucien PARRAVEZ |
![]() Edmond MOISANT mobilisé durant la totalité de la guerre |
![]() Georges SELLIER (cliché des années plus tard) dans son uniforme de garde-chasse |
![]() René ROBERT, maraîcher (cliché des années plus tard) Combattra comme sous-officier aux Dardanelles et en mer rouge. |
![]() Roger Picard (père de Guy Picard) Légion d'Honneur Croix de guerre 14-18 Médaille Militaire Croix du Combattant Volontaire |
![]() Photo souvenir le 23 octobre 1973 Les survivantes des Dames de Rosay qui avaient offert le drapeau aux anciens combattants le 27 novembre 1921. On remet ce jour un nouveau drapeau aux Anciens Combattants. De gauche à droite: Aimée Mutel, Angèle Picard, Jean Béharel le maire, Mme Tremblay, Marcelle Degisors |
![]() Les tombes de René Moisant et Albert Lavallée au cimetière de Rosay en 2003 |
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La cérémonie du centenaire de l'armistice s'est déroulée ce dimanche 11 novembre sous une pluis fine. A 11h30, recueillement devant la tombe d'un soldat inconnu de la guerre de 1870 dans le vieux cimetière. A 11h45, rassemblement devant les tombes des morts pour la France de la Grande Guerre. A 12H, dépot d'une gerbe au Monument aux Morts en présence d'une trentaine de personnes à l'invitation de la municipalité. Appel des morts pour la France et distribution des bleuets. |
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Edmond Lamotte et le maire Pascal Béharel de part et d'autre du porte-drapeau. |
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![]() Edmond Lamotte, président des Anciens Combattants de Rosay, dépose une gerbe aux côtés du maire. |
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